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Le blog de Jean CAMPION

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Le blog de Jean CAMPION
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6 novembre 2007

Passe le temps !

.

Il m'arrive aussi de me mettre devant mon clavier.

Sur les paroles d'un poème, la mélodie jaillit alors spontannément :

c'est un moment de vrai bonheur !...

.

Refrain

Quand le désir se fait tendresse,

Passe le temps, passe le temps !

Au joli temps de la caresse,

Je veux t’aimer d’amour !..

1

Passer la main sur ton visage,

Pour y gommer l’ombre du temps,

En t’espérant un peu moins sage :

Rêve d’amour, rêve d’amant !

2

Je veux trembler de mille fièvres,

En te serrant entre mes bras,

Avec amour prendre tes lèvres

Et faire les vœux que tu voudras.

3

Qu’elle fut jolie notre rencontre

Qui nous laissa, main dans la main,

En un instant, déjà si contre :

Comme un caprice du destin !

(Chanson)

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28 octobre 2007

Ne me dis pas "non" !...



Des désirs qui naissent d'une rencontre qui n'était pas la bonne

et qui pourtant bouleversent une libido aux aguets !...

Une porte qui s'ouvre comme une invite jaillie d'une féminité à l'affût,

toujours prête pour les jeux de l'amour !...

Je t'ai cru tout d'abord un objet de scandale
Livrant à tes galants le trop plein de ton cœur,
Ignorant qu'à ce jeu la plus pure Vestale
Risque de voir son feu s'éteindre dans les pleurs !…
Mais c'était là bien tes façons :
Tu ne sais jamais dire " non ".

Puis, je me suis surpris à gratter à ta porte
Et curieuse et câline tu me pressas d'entrer ;
Mais au jeu de l'amour, tu étais la plus forte :
Je n'aurais jamais dû sous ton toit pénétrer.
Je vais t'en dire la raison :
Tu ne sais jamais dire " non ".

Avec toi j'ai bâti des châteaux en Espagne,
Avec toi j'ai rêvé mon comptant de bonheur ;
Gentiment tu montais à ton mât de Cocagne
Pour m'aller décrocher les trésors de ton cœur.
Gentille jusqu'à l'abandon :
Tu ne savais pas dire " non ".

As-tu parfois songé que l'instant de l'invite
Est moment précieux et fragile à la fois ?
Si tu veux mon amour, je t'en prie, prends le vite !
Ne laisse pas mon cœur près de toi prendre froid !
Dis-moi " je t'aime " à ta façon,
Mais surtout, ne me dis pas " non ".


27 octobre 2007

Rencontre

.

Un oiseau s'est posé à deux doigts de ton coeur par un matin de printemps!... Il a trouvé refuge

dans ta chaleur de ta féminité et il y a fait son nid... Ne le chasse pas :

Il est porteur de tant d'amour !...

.

Nous voici, toi et moi, terrible face à face,

Complément sans appel d’un unique destin !

J’ai le désir de toi, mais me manque l’audace

De te dire : « Je t’aime », en ce troublant matin.

Je te veux, mon aimée, l’indispensable écho

Des paroles l’amour que je voudrais tant dire.

J’attends le jour prochain du tendre mot à mot,

Prélude d’un accord, charmant comme un sourire.

Es-tu ce paysage effarant et candide

Que je n’espérais plus au détour du chemin ?

Puis-je t’imaginer douce source limpide

Que l’on ose souiller en y plongeant la main ?

Je n’irai plus jamais parfaire de laideur

Cet horizon sacré d’où jaillit la romance.

Le temps s’est arrêté… Un élan de ferveur

Me fait aimer le beau : N’est-ce pas ta présence ?

Pour me faire oublier ce désastreux naufrage

Où se sont engloutis tant de trésors charmants,

J’imagine, en mon rêve, ébloui, quelque plage

Surgie pour abriter nos étreintes d’amants.

27 octobre 2007

Le bois de Meudon

.

Ce n'est qu'un pied de nez au milieu des conflits de générations...

Chacun en son temps a vécu les mêmes folies !...

L'amour est porteur de tous les pardons...

.

Quand du bois de Meudon s’envole au vent qui passe

Le mystère arraché aux vertes frondaisons,

C’est tant de mots d’amour, tant de folles audaces !…

Qui donc aurait le front de les mettre en chanson ?

Vieux jaloux qui blâmez les instants de folie

Qui se sont consumés aux creux de ces buissons,

Auriez-vous su donner aux fillettes jolies

Le comptant de baisers que leur font des garçons ?

Restez la rage au cœur au fond de vos demeures

A pleurer vos vingt ans qui ne reviendront plus

Et ne comparez pas vos élans qui se meurent

A ces jeux innocents que l’amour a voulu.

Dans les bois de Meudon, tristes loups aux aguets,

Laissez aimer en paix le doux Chaperon Rouge :

Il est pour d’autres bras, dans les champs de muguets,

Et laissez d’autres dents croquer ses lèvres rouges.

Comme on ferme en rêvant un beau livre d’images,

Laissez à vos enfants les fourrés de Meudon,

En attendant qu’un jour, à leur tout vieux et sages,

Ils sachent mieux juger les jeux de Cupidon.

26 octobre 2007

Anti béatitudes

.

Ce n'est qu'un coup de canif dans les enseignements trop rigides reçus.

Pourtant, les moments de révolte sont nécessaires :

La tiédeur sous toutes ses formes est à bannir au profit de l'envie ....

.

Bienheureux ceux qui sont déchirés par l’envie,

Tenaillés de désirs, capables de haïr,

Brûlant de passions, amoureux de la vie,

Décidés à lutter, ou tentés de trahir !…

Bien heureux ceux qui se révoltent

Et ceux tourmentés par la faim,

Heureux aussi qui ne récoltent

Que le mépris ou le dédain.

Et malheur à celui dont la vie se déroule

Sans heurt et sans histoire et s’en va tristement

Et qui passe sans bruit au milieu de la foule,

Figurant anonyme, sans fard ni ornement.

Cent fois malheur au cœur aride

Que l’amour n’a pas secoué.

Malheur à toi dont les mains vides

Ne cherchent point à se nouer.

Vois-tu, je ne connais rien de plus misérable

Qu’un regard sans éclat, ou qu’un cœur sans amour :

Un à un ses amis s’écartent de sa table :

Il se retrouve seul quand décline le jour.

Mieux vaut qu’on te montre du doigts

Pour le meilleur, ou pour le pire !…

Après tout, qu’importe ces choix :

Suis ton chemin et laisse dire.

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26 octobre 2007

J'ai prié pour toi !

.

Comme quoi, l'amour est plus fort que nos propres convictions.

Qui n' a pas eu envie de prier dans les moments forts de sa vie ?

On abandonne alors toute fierté et on se met à genoux !...

.

J’ai cent mille révoltes devant la prière

Et je serre les dents au souffle de la Foi,

Pourtant craque mes os, s’égrène mon rosaire :

Ce soir, c’est à genoux que j’ai prié pour toi !

L’amour a cet étrange et comique visage

D’un enfant qui s’affole à plier sous la loi…

Pour qu’avec confiance en mes bras tu t’engages :

En pleurant d’espérance, j’ai prié pour toi !

Je sais à trop de cœur d’insondables atèles

Qui fixent le malheur à jamais sous leur toit.

Quand en gage d’amour l’âme aimée s’écartèle.

Et déclare forfait… Non !… J’ai prié pour toi !

J’ai deux sous de bonheur au fond de l’escarcelle

Qu’avare je gardais pour de prochains émois.

Si je te les offrais, donneraient-ils des ailes

A ton cœur inquiet ? Oui ?… J’ai prié pour toi !

Seigneur qui sait combien le démon de l’orgueil

M’écarte des concerts de ta sainte chapelle,

Je suis là cependant à genoux sur le seuil

Et manquant de tenue, je viens prier pour elle !

26 octobre 2007

Il est grand temps

.

"Si tu veux que ta ride ait la touchante image

"D'un sillon de bonheur sur ton front fatigué,

"Reste donc près de moi pour ma tourner la page

"Sur le dernier sonnet que je t'aurai légué".

.

Avant que le destin ne disperse ces rêves

Qui me font t’ériger en déesse d’espoir,

Avant que les « trop tard » ne harcèlent sans trêve

Mon cœur épouvanté de voir tomber le soir,

Je veux te dire tant de choses !

Je veux te chanter ma chanson,

T’embellir l’éclat de la rose,

Retarder le temps des moissons !…

Avant que tu ne sois lamentable Sibylle

Répétant ta charade au paradis perdu,

Lamentable Sirène échouée sur ton île,

Espérant vainement ton appel entendu,

Je veux te dire que je t’aime,

Voir tes tendres yeux chavirer,

Enfin résoudre ce problème

De savoir à deux espérer.

Si tu veux que ta ride ait la touchante image

D’un sillon de bonheur sur ton front fatigué,

Reste donc près de moi pour me tourner la page

Sur le dernier sonnet que je t’aurai légué !

A ce doux jeu de « qui perd, gagne »,

Rends-toi au cri de ma chanson !

Avec toi, ma douce compagne

Je veux rallumer les tisons !…

25 octobre 2007

Divorce

.

Déchirure souhaitée !... Déchirure nécessaire !... Constat d'échec ?...

Une liberté désirée, avant de repartir vers de nouveaux espoirs...

.

Adieu ! Va courir ta chance :

Je ne peux te retenir !

Va, relègue ma présence

Au rayon des souvenirs !…

Nous aurions pris pour un blasphème

La prédiction de ces adieux,

Car, à vingt ans, lorsque l’on aime,

C’est l’éternité des aveux.

Il n’est plus lourde solitude

Que de n’avoir à partager

Au fil de ans la certitude

D’être devenus étrangers.

Mais à quoi bon bâtir un rêve

Sur d’impossibles renouveaux,

Pour qu’entre nous l’amour s’achève

En comédie de Marivaux.

Adieu ! Va courir ta chance :

Je ne peux te retenir !

Va relègue ma présence

Au rayon des souvenirs !…

24 octobre 2007

Le printemps en Provence

.

Amoureux d'un pays... Amoureux d'un printemps si joli en Provence...

C'est sur un ton léger que je veux te chanter !...

.

Quand renaît le printemps, au pays de Provence,

Que de rêves d’amour ! Que de rêves heureux !

Et ce doux paradis incite à la romance

Ces gentils baladins que sont les amoureux.

Réveille-toi, cigale, on t’attend dans la plaine

Pour répéter ton chant sur le tronc des pins verts,

Où s’accote en rêvant la tendre Madeleine

Qui garde ses moutons loin des quartiers d’hiver.

Vieux villages perchés comme des citadelles,

Vous réchauffez vos flancs au soleil du printemps.

Toi riante Fuveau, toi, câline Venelles,

Vos fronts parés d’azur accueillent le beau temps.

Sous les platanes vont les joueurs de pétanque

Reprendre gravement leurs fantasques combats,

Tandis que lentement croisent sous la calanque

Les barques de pêcheurs, en gracieux ébats.

Le Mistral a passé, balayant les nuages

Et la terre se trouble aux rayons du soleil.

Cher pays qui est mien, n’est-ce pas un mirage

Qui fascine mes yeux d’un charme sans pareil ?…

23 octobre 2007

Mireille

Mireille!... C'était cette jolie fleur en pleine éclosion qui distillait, avant l'heure, le par­fum de sa féminité, à l'époque bénie de ses premiers printemps... Je m'en souviens: elle devait avoir une dizaine d'années!... Il fallait la voir, à la sor­tie de la messe du dimanche, dans l'écrin de sa robe fleurie, affublée de ses so­quettes de gamine et de ses souliers vernis... Ses cheveux bruns, longs et bouclés, son teint mat et déjà ses lèvres ourlées empruntes d'une sensualité pré­coce, lui donnaient des airs de Gitane.

Comme une jeune mariée, elle sortait de l'ombre de la nef, auréolée de tous ses mystères, pour apparaître dans l'éclatante lumière du porche de notre église. Elle faisait naître en moi, sans que j'en sois conscient, les prémices d'un besoin d'amour en gestation dans mon jardin secret à peine défriché... Elle était, si mes souvenirs sont fidèles, la première fleur venue y éclore, parée de ses cou­leurs délicates et cela me plongeait dans un envoûtement délicieux, à la limite du permis. Elle devenait l'initiatrice de désirs nouveaux, inclassables dans l'éven­tail des sentiments que j'étais en mesure d'assimiler.

Curieusement, cette image allait me poursuivre tout au long de ma vie... Aujourd'hui encore, elle hante mes pensées, comme un premier amour que je n'aurais pas su saisir, comme des regrets irréversibles... C'est une nostalgie fasci­nante et charmante à la fois qui s'installe et module ses rengaines dans un espace réservé de mon subconscient, comme un bien, ou un mal nécessaire dans la construc­tion de ma destinée...

Pourquoi ne pas lui avoir prêté plus d'attention, dans les années qui suivi­rent?... Elle matérialisait pourtant mes attentes non-dites... J'allais poursuivre mon chemin, en la laissant sur le bas-côté de mes premiers fantasmes... Qu'avait-elle fait pour mériter une telle indifférence?... Rien, je pense: je n'avais pas encore l'âge des premiers élans amoureux, ou peut-être se dressaient déjà, à la limite de mon âme des interdits non formulés, glanés dans les jardins d'une éducation trop rigoureuse. Plus tard, elle fit partie, sans plus, du petit cercle de mes amitiés nou­velles, sans que je lui manifeste le moindre intérêt particulier, l'effet de surprise ne jouant plus son rôle de séduction... Un embryon d'amour qui ne prendrait ja­mais son envol, comme une chrysalide qui renoncerait à devenir papillon... Dis­crètement, comme un fantôme plein de reproches, hantant mes futures erreurs, elle a su imposer s'imposer à ma mémoire tout au long de ma vie. Je garde d'elle l'image d'une fille gentille, peut-être un peu trop discrète... D'autres devaient l'etre moins, par la suite, et plus opportunistes!... J'en ai fait la triste constatation.

Elle a raté sa vie, comme moi, une bonne partie de la mienne... Mes préfé­rences, ou les sollicitations du moment se sont égarées dans des choix qui n'étaient pas les bons. Maintenant, elle est partie rejoindre l'impalpable assemblée des anges... Quelques fois, dans mes rêves, elle manifeste sa présence, comme pour me rappeler à son bon souvenir, comme un reproche sans amertume, comme pour me faire prendre conscience de mes erreurs, comme pour me jeter de là-haut, sans rancune, une poignée d'amour...

Il aurait été injuste de ne pas lui dédier ces quelques lignes... Malgré tout, il me reste la vision d'un joli bouquet de fleurs continuant à distiller son parfum au chevet de mes nuits blanches.

Mireille, tu resteras pour moi le spectre des amours impossibles, des amours négligés, ou des amours éclos avant l'heure... Ainsi va la vie, avec son cortège de stupidités. A ton évocation, un souffle de douceur vient de passer sur les premiers frimas de mon hiver!...

*    *

 

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