Le blog de Jean CAMPION

Je propose de faire partager mes écrits

08 octobre 2007

Ma poésie

Feux_d_artifice

                         

                      

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Pourquoi ce déluge de poèmes ?

Lisez ces quelques vers et vous en saurez davantage !...

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Le ferment d’un poème est cette inquiétude,

Constante irrévocable au système d’un cœur,

Cette soif éternelle échue d’incertitudes,

Beaucoup de rêve aussi, d’amour et de rancœur.

Je suis né pour crier la rage au bout des lèvres.

Je ne contrôle pas la portée de mes vers

Qui chantent mes espoirs, mes sursauts de fièvre :

Leurs rythmes un peu fous scandent mon univers.

Je ne saurais chanter les terres andalouses,

Les monts, les fleurs des bois, le bleu du firmament,

Si je n’attendais pas que ma muse ne couse,

Sur leur fraîche beauté, ma plainte du moment.

J’admire sans envie ces pâles philosophes

Qui habillent l’espoir, classent les sentiments.

Quand mon âme est touchée, j’érige en catastrophe

La trahison, l’amour, ou mes désirs d’amant.

Quand j’aime, qui dira ces moments de délire ?…

Ma peine a des élans d’une prise de croix

Et de mon allégresse émergent des sourires

Qui voudraient réchauffer les cœurs transis de froid.

Que dira-t-on de moi ? Chantre de clair de lune,

Il emprunta sa plume au tendre ami Pierrot.

S’il sut parfois charmer, plaire à dame Fortune :

A quoi lui a servi ce déluge de mots ?

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11 octobre 2007

Martigues

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Souvenirs charmants !... Une tendre promenade dans les murs légendaires

de ce joyaux provençal.

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Vers toi je suis venu, Venise Provençale,

Consacrer mes amours sous ton « pont des soupirs »

Et rêver, un moment, qu’une antique Vestale

Aurait pris nos deux mains et voulu les bénir.

Nos doigts entrecroisés nous longions en silence,

L’esprit bien loin de là tes accueillantes rives ;

La mer nous renvoyait, complice en transparence

Les traits de deux amants partant à la dérive.

Enlacés à tes quais, les bateaux en partance

Semblaient nous inviter aux lointaines escales…

Toi, Martigues qui dort sous le ciel de Provence,

Je préfère en ton port laisser tomber mes voiles.

Toi, fille d’un pays où l’on sait si bien vivre,

Où l’on sait que les fleurs sont un cadeau des dieux,

Déesse des flots bleus dont le parfum m’enivre,

Garde-moi sur ton sein comme un amant heureux.

Si Venise la belle a besoin de gondoles

Pour parer ses canaux et combler ses amants,

Tu offres simplement, douce fille frivole,

Des barques de pêcheurs à tes princes charmants.

Quand le destin jaloux voudra que notre idylle,

Comme tous les bonheurs s’effritent avec le temps,

M’ouvriras-tu, demain, les portes de ta ville

Pour venir y pleurer celle que j’aimais tant ?…

Posté par Jean9730 à 17:33 - poésies - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Automne en Aix

rotonde Aix-en-Provence.

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Ce n'est qu'un chant d'amour dédié à cette ville chère à mon coeur :

"Aix en Provence"

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Les plaintes de novembre étouffent les sourires 

Qui musardaient taquins sous le dôme du cours, 

En dentelles d’azur et joyaux de porphyre, 

Mortes mes nuits d’été, mortes sont mes amours. 

Ne vous affolez pas, mes frileuses fontaines 

De voir vos longs cheveux s’ébouriffer au vent ; 

L‘automne en son ennui réalise sa peine 

En venant y poser de froids reflets d’argent. 

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Vous, platanes parés de l’ocre du déclin, 

Acceptez ce moment sans même vous défendre. 

Essaimez vos frous-frous en bruissements câlins : 

Les renouveaux d’Avril sauront bien vous les rendre. 

Chassé de l’univers de douces somnolences, 

Le promeneur surpris par le premier frisson, 

Du fond de sa ruelle où couvent des silences, 

Comme un amant frustré regagne sa maison. 

Chaque saison se meure, écartant l’apparence 

Qui ne peut s’intégrer à son nouveau décor. 

Toi, tu ne peux changer, Aix de ma Provence, 

Attentive à garder tes merveilleux trésors !… 

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Solitude

solitude

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"Solitude" !... Aucun commentaire ne me vient à l'esprit...

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À l'heure où l'ombre du mystère
Étends son lourd manteau d'ennui,
Rêvant à l'aube salutaire,
J'accepte le froid de la nuit !

Crois-tu pouvoir réduire en cendres
Mes pauvres souvenirs passés ?
Pour moi, je ne puis me déprendre
De tant de rêves amassés.

Prêtresse de ma solitude,
Puisque me voici désarmé,
Tu peux, en ta sollicitude
Me consacrer au mal d'aimer !

On dit qu'au creuset du silence
Se forge l'espoir du retour…
Peux-tu me donner cette chance

D'ébaucher des rêves d'amour ?...

Déjà, là-bas, perçant la brume,
L'aurore de ses traits dorés
Poursuit la nuit qui se consume :
Pour moi, c'est l'heure d'espérer !

Posté par Jean9730 à 18:21 - poésies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Testament

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Que dire de plus ? Si ce n'est pas réellement un testament, ce sont quelques réflexions

sur un passé plein d'interrogations et d'un besoin de "dire"...

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Ai-je joué mon rôle et gagné ma victoire

Recherchant chaque jour de pompeux lendemains ?

Qu’ai-je fait de ma vie ? Quelle incroyable histoire

De vouloir tout donner ! Je n’ai rien dans les mains…

Au banquet de la vie, tu te sens peu de chose !

Si l’opulence est là , profite du festin ;

Demain tous tes amis te feront porte close

Quand  s’abattront sur toi les revers du destin.

On est si peu de chose,on a ce que l’on donne

Et même l’être aimé t’est bien peu de secours

Elle recherche en toi, cette triste madone

Tout ce qui manque encore à ses propres atours.

On est si peu…Pourtant on ne sait  pas se taire,

Avant de s’éclipser, on veut laisser un nom,

Laisser un peu d’amour, ou mieux quelques mystères,

Même si nos enfants n’en tirent rien de bon.

Que leur importe au fond ces moments de démence

Où je me suis offert aux rires du prochain ?

N’aurai-je pas mieux fait ,avec plus de décence

De me mordre la lèvre et noyer mon chagrin ?

J’ai voulu tout chanter et tout mettre en poèmes,

Chanter ce qui est beau, décorer la noirceur.

Même si j’ai médit sur d’épineux problèmes,

C’est que la dureté parfois marquait mon cœur .

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Si je t’ai fait pleurer sur le mot « solitude »,

Si je t’ai fait rêver au temps du verbe « aimer »,

Esquisser un sourire à mes « Béatitudes »,

Je peux larguer l’amarre et aller m’abîmer.

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Quelques fois, j’ai chanté, le regard plein de larmes,

La beauté de décors que je ne voyais pas .

Je remercie la Muse , amie pleine de charmes

Qui même ces jours-là venait guider mes pas .

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Même, je me suis vu sombrer dans le prière

Sur des « De Profundis » qui me laissaient sans voix

Implorer le Divin pour quelques mensongères :

Qu’il fallait donc , Mon Dieu, être descendu bas !

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Qu’importent les regrets ? Je sais bien que ma course

S’arrêtera bientôt . C’est fini ! A Dieu va !

Pourtant je voudrai bien, quoiqu’à bout de ressources,

Pouvoir me retirer sur un « Alléluia »…

Posté par Jean9730 à 20:11 - poésies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 octobre 2007

La tartane

Le terme de tartane, d'origine ...

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C'est une simple comparaison entre une femme insaisisable

et une légendaire tartane aussi fuyante !...

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Orgueilleuse tartane, quand tu roules des hanches,

Câlinement comme une belle en mal d’amour,

Sur l’eau qui te profane, sensuelle tu penches

Ton sein voluptueux aux caresses du jour !

Tu naquis pour flâner et puis jeter l’amarre

De pays en pays, sans jamais t’y fixer,

Dans tous les cœurs glaner, puis jeter à la barre

Les cœurs épris de toi, fille vite lassée !

Conquise par la houle de ces désirs nouveaux

Dont ton cœur de vingt ans ne sut freiner l’emprise,

Lentement, comme coule le plus fier des vaisseaux

Dans les sables mouvants en riant tu t’enlises !

Mon imagination  au plus fort de mes rêves

S’égare et je confonds la barque vagabonde

A cette déraison, à cette fille d’Eve

Qui pour mon désespoir m’entraîna dans sa ronde.

Toi qui pour mon malheur, tendant ta main de femme,

Menas ma solitude aux passes de l’amour,

Qui sans le moindre pleur et sans le moindre drame

T’écartas de mes bras, sans parler de retour !..

Fille aux cheveux de nuit et aux yeux de Madone

Dans lesquels bien souvent se perdit mon regard,

Puisque le temps qui fuit veut que je te pardonne,

Reprends-moi à ton bord, tant qu’il n’est pas trop tard !

Posté par Jean9730 à 10:22 - poésies - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les mains de femme

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Ferme les yeux et laisse-toi bercer par ces évocations.

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Ta main de femme a le pouvoir
D'éterniser ma rêverie.
À sa présence, dans le soir,
L'espoir s'embrase en féerie.

Je t'aime, douce main de femme
Attentive au moindre baiser,
Sortilège mouvant, ton charme
Se veut félin pour apaiser.

Frôleuse pour donner l'amour,
Expressive pour implorer,
Étrange rameau de velours
Surgi d'un cœur pour apaiser !

Au cadran des heures paisibles
Où veut s'écouler le bonheur,
Tes mains forgent des impossibles
Pour réaliser des splendeurs.

Sur le berceau, c'est la caresse,
Si riche de maternité,
Que ta main lègue en allégresse
Au fruit de ta fécondité.

Et quand sur de fines dentelles
Elles composent des trésors,
Ne sont-elles pas sensuelles
Tes mains s'offrant sur ces décors ?

Minute douce, ou temps de peine,
Tends vers moi tes doigts de satin !
J'y poserai, quoi qu'il advienne
Le trait d'union de nos destins.



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Nuits d'Aix

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Promenade nocturne au coeur de ma ville : Aix en Provence.

Je ne pouvais pas rester sans voix devant ce décor insolite.

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La ville a succombé dans la morne torpeur 

D’une nuit de Juillet à l’haleine trop lourde. 

Le calme de ses Cours offre l’aspect trompeur 

D’un bastion déserté, quand la révolte sourde. 

Pourtant, mille présences parsèment d’étoiles 

L’amalgame insensé de ses murs désolés. 

Ville, je voudrais tant que pour moi tu dévoiles 

L’astigmate lueur qui peuple tes volets ! 

Falote et si furtive, elle atteint les mansardes 

Où la misère sait se perdre en oraison… 

Indiscrète et gavroche, on la voit qui s’attarde 

A percer les secrets des bourgeoises maisons. 

Chaque perle en suspens, dans ce décor de rêve 

Est un peu de bonheur qui se met au secret ; 

C’est un peu de douleur que la nuit parachève 

En glissant l’abandon auprès de son chevet. 

Seuls, émergeant de l’ombre, assiégeant les ruelles, 

Spectres du temps passé, les clochers et les tours, 

Embrasés par le feu de cent mille chandelles, 

Féériques joyaux, étalent leurs atours. 

Mirage vespéral, étrange nuit d’été 

Où l’irréalité vient meubler l’heure creuse… 

A ce charme enjôleur, je t’ai vu résister 

Pour enfin te donner, ô ville tapageuse !… 

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13 octobre 2007

Galaxies

http://www.hillegass.net/gallery.htm

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Retour aux sources face à l'immensité !...

Qui peut rester indifférent devant tant de grandeur ?

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D’insondables rumeurs assaillent mon oreille,

Issues d’incertitude éludée d’essentiel !…

Va, je ferme les yeux et m’apprête à la veille :

Face à ce firmament, j’ai besoin d’éternel…

Quoi ?… Tu ne veux pas croire au Maître des planètes

Et te laisser griser devant son univers ?

N’est-ce pas s’avilir, bête parmi les bêtes,

Recréer des orgueils au rang des Lucifers ?…

C’est de la poudre aux yeux offerte à ta faiblesse,

Que jette le Très-Haut dans le calme du soir !

Regarde l’infini, ces mondes qui se pressent :

Précieuse fumée d’un immense encensoir !

Qui parle de divin réclame l’indulgence…

Moi, je reste sans voix, face à l’immensité.

Un seul de ces joyaux qui peuplent ce silence

Ne t’a coûté, Seigneur, qu’un soupçon de bonté !…

Que peut peser l’amour au pied de ce décor,

Si furtif accessoire échu dans ce système ?

Eh bien détrompe-toi, car ces cascades d’or

Ne sont que peu de choses en face d’un « je t’aime ».

Posté par Jean9730 à 12:10 - poésies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Lubéron

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Dans cette région chère aux poètes et si riche en couleur,

je n'ai pas eu de mal à trouver l'inspiration.

Je me ferais gronder si je n'évoquais pas "Roussillon la superbe"

(Je vois un sourire sur des lèvres aimées !...)

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Un poète m’a dit qu’en pays de Vaucluse

Etait un paradis pour inspirer mes chants

Et que sous ses couverts une adorable Muse

Offrait aux troubadours ses charmes attachants.

Assez pour m’arrêter au bord d’une fontaine,

En contemplant, ravi, le frêle papillon,

Faire l’esquisse d’un rien, émule de Verlaine

Et butiner le rêve aux plaintes du grillon :

… Le Pardon d’un matin qui se veut apaisant

Avant de s’embraser, dénué de clémence,

Cédant au doux mystère éternel et grisant

D’un déclin de soleil, prélude du silence !…

… Crissante sauterelle à la robe de bure,

Frisson de la cigale au chaud rayon d’été,

Mystérieux concert que ce charmant murmure

Versant sa symphonie en mon cœur transporté !…

… Ogive du cyprès, symbole de prière,

Elancé vers le ciel en muette oraison,

Fin pinceau qu’égara près d’une clairière

L’artiste qui peignit la verte frondaison !…

… Sentiers de tous les temps burinés aux pas lents

De tant d’amants heureux, de tant de gens de peine,

Le long de vos tracés, je m’attarde, effeuillant

La fleur de vos buissons, la Muse souveraine !…

Posté par Jean9730 à 19:43 - poésies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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