27 octobre 2007
Rencontre
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Un oiseau s'est posé à deux doigts de ton coeur par un matin de printemps!... Il a trouvé refuge
dans ta chaleur de ta féminité et il y a fait son nid... Ne le chasse pas :
Il est porteur de tant d'amour !...
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Nous voici, toi et moi, terrible face à face,
Complément sans appel d’un unique destin !
J’ai le désir de toi, mais me manque l’audace
De te dire : « Je t’aime », en ce troublant matin.
Je te veux, mon aimée, l’indispensable écho
Des paroles l’amour que je voudrais tant dire.
J’attends le jour prochain du tendre mot à mot,
Prélude d’un accord, charmant comme un sourire.
Es-tu ce paysage effarant et candide
Que je n’espérais plus au détour du chemin ?
Puis-je t’imaginer douce source limpide
Que l’on ose souiller en y plongeant la main ?
Je n’irai plus jamais parfaire de laideur
Cet horizon sacré d’où jaillit la romance.
Le temps s’est arrêté… Un élan de ferveur
Me fait aimer le beau : N’est-ce pas ta présence ?
Pour me faire oublier ce désastreux naufrage
Où se sont engloutis tant de trésors charmants,
J’imagine, en mon rêve, ébloui, quelque plage
Surgie pour abriter nos étreintes d’amants.
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